TEST-TITRE

Martin Bombal Art et Architecture est une agence marseillaise qui conçoit l’architecture comme une question adressée au réel, à travers une pratique attentive aux situations, aux milieux et aux usages qui le composent. À la croisée de l’art et de l’architecture, son travail explore un territoire volontairement incertain, où les disciplines entrent en résonance et se mettent en tension afin d’ouvrir des espaces de sensibilité et d’attention. De ces frictions émergent des dialogues subtils, des moments où l’incertitude devient fertile et où de nouvelles manières d’appréhender l’espace prennent forme.


Dans un monde marqué par l’abondance d’images, de signes et de discours, le travail de l’agence s’attache à déplacer l’attention et à créer des situations où ce qui est déjà là — paysages, matières, usages, récits, relations — devient perceptible autrement. L’architecture est alors envisagée comme un médium de traduction du réel, capable de rendre lisible ce qui traverse un lieu. Cette posture s’inscrit dans un dialogue constant avec l’art, envisagé comme un espace d’expérimentation sensible. Une question guide cette relation : comment l’expérience physique, sensible et émotionnelle suscitée par l’art peut-elle enrichir l’approche architecturale ?


L’art agit comme un révélateur, ouvrant de nouveaux régimes de perception et intensifiant l’expérience des lieux. En retour, l’architecture offre une épaisseur spatiale, matérielle et temporelle qui inscrit ces expériences dans le réel habité. Cet équilibre guide une démarche où la matérialité dialogue avec l’intangible, et où la structure participe pleinement à l’expérience spatiale. Elle devient un vecteur de récits et de relations, capable d’articuler les dimensions sensibles, sociales et temporelles d’un lieu. Chaque projet prend la forme d’un dispositif perceptif — spatial, matériel ou social — pensé comme un outil d’ajustement, apte à cadrer, ralentir ou mettre en relation. Ces dispositifs rendent perceptible la richesse d’un milieu existant, qu’il soit naturel, urbain, mémoriel ou collectif. Le sensible constitue une dimension essentielle du projet, au même titre que la structure ou la matérialité. Cette proche engage une architecture attentive aux situations existantes, aux usages ordinaires et aux phénomènes discrets. Une architecture à l’écoute, qui accueille l’incertitude comme matière de projet et considère chaque intervention comme un processus d’ajustement continu.


Loin d’une architecture figée, cette pratique privilégie une approche ouverte, où chaque projet devient un champ d’expérimentation. Un dispositif sensible qui interroge notre manière d’habiter le monde en adressant au réel une question simple et persistante : comment l’architecture peut-elle nous rendre plus attentifs au monde que nous habitons ?